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lundi 15 avril 2019

LES SEPT PSAUMES DE LA PENITENCE



En Occident ces psaumes étaient récités 
pour la guérisons 
des maladies 
de l'âme 
et du corps:

Utiliser le Psautier des Septante!


Psaume VI (6)

Psaume XXXI (31)

Psaume XXXVII (37)

Psaume L (50)

Psaume CI (101)

Psaume CXXXIX (139)

Psaume CXLII (142)

*


Source BNF/ Très Riches Heures du Duc de Berry


mardi 9 avril 2019

Archevêque Anastase: Les Psaumes sont mon refuge!



Son Éminence l'archevêque Anastasios (Yannoulatos) est arrivé en Albanie en 1991, pour assumer des fonctions archi-pastorales dans ce pays appauvri qui, pendant la période communiste, avait été athée militant. Depuis cette date, sous sa direction et par sa prière, l'Eglise orthodoxe d'Albanie a fait l'expérience de ce qui a été proclamé à juste titre comme une "Résurrection" (Anastasis !).

Jim Forest, journaliste orthodoxe bien connu et dirigeant de l'Orthodox Peace Fellowship (OPF), a visité l'Église d'Albanie il y a quelques années et y a rencontré l'archevêque et de nombreuses autres personnes engagées dans divers types de mission. Le fruit de cette visite a été un remarquable petit livre, publié par le Conseil oecuménique des Eglises en 2002, intitulé La Résurrection de l'Eglise en Albanie. Voix des chrétiens orthodoxes. Jim a aimablement donné la permission de citer une partie des pensées de l'archevêque Anastasios sur la prière (pages 123 et suivantes). Ce sont des paroles vibrantes qui émanent d'une expérience vivante du Dieu d'amour, présent et agissant au milieu de l'agitation et de la souffrance du monde. Pourtant, leur simplicité et leur profondeur sont telles qu'elles offrent une direction à quiconque cherche, au milieu des activités quotidiennes, à communier avec la Trinité qui donne la vie.

"La prière résume un désir. Le problème, c'est que nous devenons très souvent égocentriques, manquant d'humilité. C'est pourquoi il est bon de prier : " Ô Seigneur, délivre-moi de moi-même et donne-moi à Toi-même " - un cri du cœur. C'est semblable à la prière : "Seigneur, je crois, s'il te plaît, aide mon incrédulité". Souvent, il est nécessaire de prier pour le pardon.

Plusieurs fois dans ma vie, il n'y a pas eu l'occasion de longues prières, seulement le temps d'entrer rapidement dans ce que j'appelle la " cabane de prière " - des prières très courtes que je connais par cœur ou de faire une demande très simple : " Montre-moi comment aimer " ! Ou, quand vous devez prendre une décision,'Seigneur, aide-moi à faire la bonne estimation et à porter le bon jugement, à faire la bonne action'. Puis il y a la prière très simple : "Que ta volonté soit faite. J'ai également appris, en Albanie, ce que signifie être un étranger, venir d'un pays que beaucoup considèrent avec suspicion. Cela, cependant, peut aider à devenir plus humble. Cela aide à prier avec plus d'intensité : "Utilise-moi selon ta volonté. Souvent, je prie : " Seigneur, éclaire-moi pour que je connaisse ta volonté, donne-moi l'humilité d'accepter ta volonté et la force de faire ta volonté ". Je reviens encore et encore à ces prières simples.

"Souvent, les psaumes sont mon refuge. Vous vous rendez compte que dans l'apparition spontanée de certaines phrases des psaumes, vous entendez Dieu vous parler. Peut-être récitez-vous le psaume : " Mon âme, pourquoi es-tu si triste... " Et puis une autre phrase des psaumes surgit qui est une réponse. C'est une ancienne tradition chrétienne qu'un évêque connaisse beaucoup de psaumes par cœur. Les psaumes offrent un refuge spirituel. Dans chaque situation il y a un psaume qui peut vous aider, dans ces moments critiques où vous n'avez pas de lieu de retraite.

Peut-être vous souvenez-vous de ces mots : "Si le Seigneur ne garde la maison, ceux qui la gardent travaillent en vain. On vous rappelle que vos propres efforts ne sont pas décisifs. Vous comprenez aussi que votre propre souffrance est un partage de la souffrance de Dieu. C'est un thème sur lequel saint Paul écrit parfois. Vous comprenez que la résurrection n'est pas après la croix, mais dans la croix."

Version française Claudse Lopez-Ginisty
d'après

lundi 8 avril 2019

Mémorisation des Psaumes



Il est bon, très bon même , de mémoriser plusieurs psaumes et de les réciter pendant que vous travaillez ou entre les tâches, en faisant cela au lieu de prières courtes parfois, avec concentration. C'est l'une des plus anciennes coutumes chrétiennes, mentionnée et incluse dans les règles de saint Pacôme et de saint Antoine.

Après avoir passé la journée de cette manière, vous devez prier plus diligemment et avec plus de concentration le soir. Augmentez vos prosternations et vos prières à Dieu, et après vous être remis entre les mains de Dieu, allez vous coucher avec une courte prière sur les lèvres et endormez-vous avec elle ou récitez un psaume.

Quels psaumes mémoriser ? Mémorisez ceux qui frappent votre cœur en les lisant. Chacun trouvera des psaumes différents pour être plus efficace pour lui-même. Commence par : "Aie pitié de moi, ô Dieu (Psaume 50) ; puis bénis le Seigneur, ô mon âme (Psaume 102) ; et loue le Seigneur, ô mon âme (Psaume 145). Ces deux derniers sont les hymnes de l'antienne de la Liturgie. Il y a aussi les psaumes dans le Canon pour la communion divine : Le Seigneur est mon berger (Psaume 22) ; la terre est au Seigneur et sa plénitude (Psaume 23) ; j'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé (Psaume 115) ; et le premier psaume de la veillée du soir, ô Dieu, sois attentif à mon aide (Psaume 69). Il y a les psaumes des heures, etc. Lisez le Psautier et sélectionnez.

Après avoir mémorisé tout cela, vous serez toujours pleinement armé de la prière. Quand une pensée troublante se produit, précipitez-vous vers le Seigneur avec une courte prière ou l'un des psaumes, surtout ô Dieu, sois attentif à venir à mon aide, et la nuée d'ennuis se dissipera immédiatement.

Voilà, tout sur le sujet d'une règle de prière. Cependant, je mentionnerai encore une fois que vous devriez vous rappeler que toutes ces choses ne sont qu'une aide et que la chose la plus importante est de se tenir devant Dieu avec l'esprit dans le cœur avec dévotion et une sincère prostration devant Lui.

J'ai trouvé autre chose à vous dire ! Vous pouvez limiter toute la règle de prière aux prosternations avec des prières courtes et une prière avec vos propres mots. Tenez-vous debout et prosternez-vous en disant : " Seigneur, aie pitié, ou une autre prière, exprimez votre besoin ou louez et remerciez Dieu ". Vous devriez établir un certain nombre de prières, ou une limite de temps pour la prière, ou faire les deux, de sorte que vous ne deveniez pas paresseux spirituellement.

C'est nécessaire, parce qu'il y a une particularité incompréhensible chez nous. Lorsque, par exemple, nous nous adonnons à une activité extérieure, les heures passent comme si elle n'étaient qu'une minute. Quand nous nous tenons debout pour prier, cependant, nous avons à peine quelques minutes qui se sont écoulées, et il semble que nous prions depuis extrêmement longtemps. Cette pensée ne fait pas de mal lorsque nous accomplissons la prière selon une règle établie ; mais lorsque quelqu'un prie et ne fait que des prosternations avec de courtes prières, cela présente une grande tentation. Cela peut mettre un terme à une prière qui a à peine commencé, laissant la fausse assurance qu'elle a été faite correctement.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

lundi 25 mars 2019

Commentaire du Psaume 2 par saint Augustin: PSAUME 2: L’ÉGLISE ET SES PERSÉCUTEURS

Saint Agustin d'Hippone

Les méchants veulent secouer le joug de Dieu et de son Christ; mais il a établi, ce Christ chef de sou royaume ou de l’Eglise qui s’étendra partout. Comprenez cette puissance, et faites-vous de la foi un abri contre ses vengeances.

1. « A quoi bon ce frémissement des nations, et ces vaines machinations des peuples? Les rois de la terre se sont levés, les princes ont formé des ligues contre le Seigneur et contre son Christ (Ps. II, 1-2) ». Le psalmiste dit: « A quoi bon», comme il dirait: C’est en vain; car ces ligueurs n’ont pas atteint le but qu’ils se proposaient, l’extinction du Christ: c’est la prédiction des persécuteurs de Jésus dont il est fait mention dans les Actes des Apôtres (Act. IV, 26).
2. « Brisons leurs liens, et rejetons leur joug loin de nous (Ps. II, 3) ». Bien que ces paroles soient susceptibles d’un autre sens, il est mieux de les appliquer à ceux dont le Prophète a dit qu’ils machinaient en vain; en sorte que « brisons leurs chaînes, et rejetons leur joug loin de nous », signifie: appliquons-nous à éluder les devoirs et à rejeter le fardeau de la religion chrétienne.
3. « Celui qui habite dans les cieux se rira d’eux, le Seigneur les persiflera (Ib. 4.) ». La même pensée est deux fois exprimée: car au lieu de: « Celui qui habite dans les cieux », le Psalmiste a dit: « Le Seigneur »; et « se rira », est remplacé par « persiflera ». Gardons-nous toutefois d’entendre ces expressions d’une manière humaine, comme si Dieu plissait des lèvres pour rire, et des narines pour se moquer. Il faut entendre par là, le pouvoir qu’il donne à ses élus de lire dans l’avenir, d’y voir le nom du Christ se transmettant jusqu’aux derniers humains, s’emparant de tous les peuples, et de comprendre ainsi combien sont vaines les trames des méchants. Ce pouvoir qui leur découvre cet avenir, c’est la moquerie et le persiflage de Dieu. « Celui qui habite les cieux se rira d’eux ». Si, par les cieux, nous comprenons les âmes saintes, c’est en elles que le Seigneur connaissant ce qui doit arriver, se rit des vains complots et tourne en dérision.
4. « Alors il leur parlera dans sa colère, et les confondra dans sa fureur (Ps. II, 5) ». Pour nous mieux préciser l’effet de cette parole, David a dit: « Il les confondra »; en sorte que « la colère » de Dieu est identique « à sa fureur ». Mais cette colère et cette fureur du
Seigneur Dieu, ne doit pas s’entendre d’une perturbation de l’âme; c’est le cri puissant de la justice dans toute créature, soumise à Dieu pour le servir. Car il faut bien nous rappeler
et croire ce qu’a écrit Salomon: « Pour toi, ô Dieu de force, tu es calme dans tes jugements, et tu nous gouvernes avec une sorte (124) de respect (Sag. XII, 18) ». En Dieu donc, la colère est ce mouvement qui se produit dans une âme connaissant la loi de Dieu, quand elle voit cette même loi violée par le pécheur; elle est cette indignation des âmes justes qui flétrit par avance bien des crimes. Cette colère de Dieu pourrait fort bien se dire encore des ténèbres de l’esprit qui envahissent tout infracteur de la loi de Dieu.
5. « Moi, je suis établi par lui, pour régner en Sion, sur la montagne sainte, pour prêcher sa loi (Ps. II, 6) ». Ces paroles s’appliquent évidemment à Notre Seigneur Jésus-Christ. Si, pour nous, comme pour beaucoup d’autres, Sion veut dire contemplation, nous ne pouvons mieux l’entendre que de l’Eglise, dont l’âme s’élève chaque jour pour contempler en Dieu ses splendeurs, selon ce mot de l’Apôtre: « Nous verrons à découvert la gloire du Seigneur (II Cor. III, 18) »; voici donc le sens: « Moi, je suis établi par lui pour régner sur la sainte Eglise », appelée ici montagne à cause de sa hauteur et de sa solidité. « C’est moi qu’il a établi roi »: moi, dont les impies cherchaient à briser les chaînes et à secouer le joug. « Pour prêcher sa loi»: qui ne comprendrait cette expression, en voyant la pratique de chaque jour?
6. « Le Seigneur m’a dit: Tu es-mon Fils; je t’ai engendré aujourd’hui (Ps. II, 7) ». Dans ce jour, on pourrait voir la prophétie du jour où Jésus-Christ naquit en sa chair. Néanmoins comme « aujourd’hui » indique l’instant actuel, et que dans l’éternité, il n’y a ni un passé qui ait cessé d’être, ni un futur qui ne soit pas encore, mais seulement un présent; car tout ce qui est éternel est toujours cette expression: « Aujourd’hui, je t’ai engendré », s’entendra dans le sens divin, selon lequel la foi éclairée et catholique professe la génération ininterrompue de la puissance et de la sagesse de Dieu, qui est son Fils unique.
7. « Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage (Ib. 8)». Ceci n’est plus éternel, et s’adresse au Verbe fait homme, qui s’est offert en sacrifice, à la place de tous les sacrifices, « qui intercède encore pour nous (Rom. VIII, 34)»; en sorte que c’est à Jésus-Christ, dans l’économie temporelle de l’Incarnation opérée pour le genre humain, qu’est- adressée cette parole: « Demande-moi »: oui, demande que tous les peuples soient unis sous le nom chrétien, afin qu’ils soient rachetés de la mort, et deviennent la possession de Dieu. « Je te donnerai les nations en héritage », afin que tu les possèdes pour leur salut, et qu’elles te produisent des fruits spirituels. « Et ta possession s’étendra jusqu’aux confins de la terre ». C’est la même pensée répétée. «Les confins de la terre » sont mis ici pour les nations, mais dans un sens plus clair, afin que nous comprenions toutes les nations: le Psalmiste a dit « possession » au lieu de « héritage ».

8. « Tu les gouverneras avec un sceptre de fer », dans l’inflexible justice. « Tu les briseras comme un vase d’argile (Ps. II, 9) », c’est-à-dire tu briseras en eux les passions terrestres, les immondes soucis du vieil homme, et tout ce qu’il a puisé, pour se l’inculquer, dans la fange du péché. « Et maintenant, ô rois, comprenez » (Ib. 10) ». « Maintenant », c’est-à-dire, quand vous aurez une vie nouvelle, ayant brisé cette enveloppe de boue, ces vases charnels de l’erreur, qui sont l’apanage de la vie passée, oui, « alors comprenez, vous qui êtes rois », puisque vous pouvez d’une part diriger tout ce qu’il y a chez vous de servil et d’animal, et d’autre part combattre, non comme frappant l’air, mais châtiant vos corps et les réduisant en servitude (I Cor., IX, 26, 27). « Instruisez-vous, vous tous qui jugez la terre ». C’est une répétition. « Instruisez-vous » est mis pour « comprenez »; et, «vous qui jugez la terre», pour « vous qui êtes rois ». Le Prophète veut dire que l’homme spirituel doit juger la terre; car ce que nous jugerons nous est inférieur; et tout ce qui est inférieur à l’homme spirituel, peut bien s’appeler terre, puisqu’il est meurtri par la chute terrestre.

9. « Servez le Seigneur avec crainte (Ps., II, 11) »; parole qui prévient l’orgueil que nous donnerait cette autre: « O rois qui jugez la terre». « Et tressaillez en lui avec tremblement ». « Tressaillez », est fort bien ici pour corriger ce qu’aurait de pénible: « Servez. le Seigneur avec crainte ». Mais afin que celte jubilation n’aille point jusqu’à la témérité, le Prophète ajoute: « avec tremblement»: ce qui nous invite à garder avec soin et vigilance le principe de la sanctification. «Et maintenant comprenez, ô rois », peut encore. s’entendre (125) ainsi: Et maintenant que je suis constitué roi, ne vous en affligez point, ô rois de la terre, comme d’un empiétement sur vos privilèges; mais plutôt instruisez-vous et comprenez qu’il vous est avantageux de vivre sous la tutelle de celui qui vous donne l’intelligence et l’instruction. L’avantage qui vous en reviendra, sera de ne point régner à l’aventure, mais de servir avec tremblement le Seigneur de tous, de vous réjouir dans l’attente d’une félicité sans mélange, vous tenant en garde et dans la circonspection contre l’orgueil qui vous en ferait déchoir.

10. « Emparez-vous de la doctrine, de peur qu’un jour le Seigneur n’entre en colère, et que vous ne perdiez la voie de la justice (Ps. II, 2)». C’est ce qu’a déjà dit le Prophète: « Instruisez- vous et comprenez »; car s’instruire et comprendre, c’est s’emparer d’une doctrine. Cependant l’expression: « apprehendite, emparez-vous», désigne assez clairement un certain abri, un rempart contre tout ce qui pourrait arriver, si l’on apportait moins de soin
à s’emparer. « De peur qu’un jour le Seigneur ne s’irrite », renferme un certain doute, non point dans la vision du prophète, qui en a la certitude, mais dans l’esprit de ceux qu’il avertit; car ceux qui n’ont point une révélation claire de la colère n’y pensent d’ordinaire qu’avec doute. Ceux-là donc doivent se dire: « Emparons-nous de la doctrine, de peur que le Seigneur ne s’irrite, et que nous ne perdions la voie de la justice». Déjà nous avons exposé plus haut comment « s’irrite le Seigneur (Sup. n. 4)». « Et que vous perdiez la voie de la justice ». C’est là un grand châtiment, que redoutent ceux qui ont déjà goûté les douceurs de la justice. Celui qui perd la voie de la justice, doit errer misérablement dans les voies de l’iniquité.

11. « Quand bientôt s’enflammera sa colère, bienheureux ceux qui auront mis en lui leur confiance (Ps. II, 13)». C’est-à-dire, quand éclatera cette vengeance qui est préparée aux pécheurs et aux impies, non seulement elle épargnera ceux qui auront mis leur confiance dans le Seigneur, mais elle servira à leur établir, à leur élever un trône bien haut. Le Prophète ne dit pas: « Quand bientôt s’enflammera sa colère, ceux qui se confient en lui seront en sûreté »; comme s’ils devaient seulement échapper à la vengeance: mais il les appelle « bienheureux », ce qui exprime la somme, le comble de tous les biens. Quant à l’expression: « In brevi, bientôt », elle signifie, je crois, quelque chose de soudain, pour les pécheurs, qui ne l’attendront que dans un lointain avenir.

Source de la traduction:

Abbé MORISOT, 

1875

jeudi 21 mars 2019

Prière des Psaumes


Psautier/ Bibliothèque Mazarine ms. 376, f. 119v-120.


Comment devrions-nous prier les Psaumes ?

 + A haute voix. 

La danse de la langue, des dents et des lèvres fait partie de la prière. Dans L'Arène, Saint Ignace Briantchaninov écrit : " Dites les mots d'une voix audible quand vous êtes seul : cela aide aussi à retenir l'attention. "

+ Lentement et attentivement. 

Ce que dit saint Ignace Briantchaninov de la prière de Jésus [...] s'applique à la prière psalmique : "Les propriétés essentielles de cette prière devraient être : l'attention, quand vous priez l'enfermement du mental dans les paroles de la prière, l'extrême lenteur dans sa prononciation et la contrition du cœur... ces conditions sont nécessaires pour toute prière...

+ Combien de psaumes devrions-nous prier ?

Les moines et les moniales sont les experts de l'Église de la prière psalmique. Dans les monastères et les skites qui sont capables de suivre pleinement la règle monastique, tout le Psautier - les 150 psaumes - est lu chaque semaine. 

Ce nombre passe à deux fois par semaine pendant le Grand Carême. Pour faciliter cela, il y a quelques siècles, les Psaumes étaient divisés en vingt sections (appelées cathismes) et en trois sous-sections (appelées stases) : donc, soixante sections de longueur à peu près égale. Ainsi, une possibilité est de prier une ou plusieurs de ces stases chaque jour.

Ici, nous devons encore une fois nous rappeler les premiers principes : Priez comme vous le pouvez, pas comme vous le voulez ; faites moins de choses mais mieux. Si prier attentivement une stase n'est pas possible, faites-en moins. 

Faites un psaume. Faites quelques versets d'un psaume. Nous devrions prier le plus grand nombre - ou le moins grand nombre - de psaumes possible dans le temps dont nous disposons. Mais nous ne devrions jamais n'en faire aucun.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Père Joseph Letendre
When you pray
(Guide pratique pour une vie de prière orthodoxe)
Ancient Faith Publishing
2017
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